Exclusive Interview with Adelaide Kane for “The Devil’s Hand”

ITW
 
Le Diable aime tourmenter les communautés chrétiennes. Issu des studios Roadside Attractions, le film “The Devil’s Hand” met à l’affiche Rufus Sewell (“Hercule”, “Gods of Egypt”), Alycia Debnam Carey (“Into the Storm”), Adelaide Kane (“Reign”) et Colm Meaney (“Star Trek: Deep Space Nine”).

Latino-Review a eu une interview téléphonique exclusive avec l’actrice Adelaide Kane le jour de la sortie du film. Nous avons discuté de beaucoup de choses comme les films d’horreur, les difficultés qu’elle a rencontrées sur le tournage du film et la psychologie des victimes dans les slashers.

Latino-Review : Qu’est-ce qui t’a d’abord plu dans ce projet ?

Adelaide Kane : L’emploi. [Rires] En toute honnêteté, j’avais auditionné pour le rôle d’Alycia (Carey). Ils ont pensé que je n’étais pas faite pour ce rôle. Ils m’ont ensuite proposé de jouer Ruth car elle était plus en accord avec ma personnalité. Je me suis dit « ok ». Ça avait l’air très amusant. Je n’étais jamais allée en Caroline du Nord. C’était une chance unique de travailler avec beaucoup de jeunes femmes. J’ai pensé que ça serait super, surtout que Colm Meaney faisait aussi partie du casting. Je suis une grande fan de Colm. Donc ça avait l’air vraiment super et je me suis dit faisons-le.

Le tournage a vraiment été amusant. Beaucoup de gens ont des raisons très sérieuses de travailler dans le monde du cinéma, pour moi tout ce qui compte c’est le fun.

Latino-Review : Tu as toujours été une fan de films d’horreur ?

Adelaide Kane : Je déteste les films d’horreur. Ils me font beaucoup trop flipper. Je n’aime pas regarder des films qui me font ressentir des émotions trop intenses. Je m’attache vraiment aux personnages – vraiment, vraiment trop à l’empathie de mon personnage.

[Rires] Quand un film comique met en scène quelque chose de vraiment très embarrassant, je m’empresse de me cacher les yeux. Je couine dès que je suis embarrassée et je me mets en boule. Quand un film est vraiment triste, je pleure toutes les larmes de mon corps et je suis déprimée pendant des heures après le film.

Donc quand il s’agit d’un film d’horreur, je suis totalement terrifiée. Ils me font tellement peur que j’en ai des cauchemars pendant des jours. J’aime seulement jouer dans des films d’horreur, mais pas les regarder. Je déteste ça. Je déteste vraiment ça ! Je ne les supporte pas. C’est trop effrayant. [Rires]

Latino-Review : Est-ce que tu as pu voir le film et est-ce qu’il t’a fait peur ?

Adelaide Kane : Je ne l’ai pas encore vu. J’ai demandé une copie, mais j’ai peur que le film soit d’abord mis en ligne sur YouTube ou quelque chose comme ça. [Rires] Ça serait cool si je savais youtuber ce genre de choses.

Latino-Review : Tu serais probablement effrayée pour toi et tu te remonterais le moral pendant tout le film.

Adelaide Kane : Je ne sais pas. C’est toujours bizarre de se voir à l’écran. Je me dis toujours « ce n’est pas moi. Ce n’est pas moi du tout ! » C’est déroutant. [Rires] Je n’aime pas me regarder. Je ne suis pas très fan. Je n’ai pas envie de me regarder, puis de me critiquer en me rendant compte que j’ai complètement raté ma performance.

Latino-Review : Ce n’est pas grave, c’est ce qui m’arrive parfois quand j’écoute mes interviews.

Adelaide Kane : Oui. Ça revient à se dire « pourquoi je fais ça ? C’est quoi cette tête ? Pourquoi ma tête est-elle si ennuyante ? » [Rires]

Latino-Review : Les producteurs t’ont évidemment reconnue en Ruth. À ton avis, quelles similitudes ont-ils vues entre elle et toi ?

Adelaide Kane : Je pense que nous sommes toutes les deux insolentes et j’ai moi aussi ce don pour le sarcasme cinglant. Nous avons un caractère fougueux et bien trempé. Mais une fois encore, c’était peut-être mon énergie ou quelque chose comme ça. Quand je passe une audition, je le fais souvent pour des rôles d’insolentes. Ils avaient besoin de quelqu’un qui saurait jouer avec fougue, un franc-tireur. Donc j’ai eu le droit de courir dans des églises et de hurler partout pendant tout le film.

Latino-Review : L’une des choses que j’ai remarquées c’est les costumes. Évidemment, tu joues dans “Reign” et les costumes que tu portes sont très élaborés. Dans ce film, les costumes sont plus simples et longs. Parle-moi de ça.

Adelaide Kane : Les costumes à la télévision sont très différents. L’ourlet est très long et je marche toujours dessus. Le point positif en ce qui concerne les costumes que je porte dans le film c’est qu’ils étaient assez courts pour que je puisse courir dans l’herbe. Je pouvais me balader et ils étaient aussi pratiques qu’une robe peut l’être.

Je me souviens de ce jour mémorable où un personnage devait déchirer l’arrière de ma robe. Ils ont dû la couper pour la scène où je m’enfuis dans la remise. À mon avis ces gens ne portent pas de soutien-gorges, donc j’ai dû faire sans. J’ai toujours eu une poitrine d’une taille décente donc ne pas porter de soutien-gorge ne me met vraiment pas en valeur.

Mais là je ne devais pas en porter. On a entaillé le tissu de ma robe pour révéler mon dos. Comme les espèces d’autocollants pour seins ne marchaient pas, on a dû utiliser une sorte de scotch pour que ma poitrine ressemble à celle que j’avais plus tôt dans le film quand je portais un soutien-gorge.

Donc je n’ai jamais pris de douche aussi longue de toute ma vie que quand j’ai dû enlever toutes ces couches de scotch. J’étais dégoûtante et j’ai eu l’impression de m’arracher une couche de peau en même temps. Donc cette journée était très gênante. [Rires] C’était horrible. Mais ce n’est que l’une des choses que nous, les filles, devons surmonter.

Latino-Review : On dirait que tu as dû surmonter beaucoup de choses. Quelle a été la chose la plus difficile que tu aies dû faire pendant le tournage ?

Adelaide Kane : Je ne sais pas. J’ai fait beaucoup de choses amusantes. Mais je dirais que le pire jour pour nous toutes, ou du moins le plus difficile, c’est quand nous étions dans le lac. Nous étions dans le lac et c’étais gelé. L’eau était très froide. Ils nous avaient installé une espèce de tuyau rempli d’eau chaude. Le lac était affreusement froid.

Mais on devait faire genre « ha ha ha ha. Regardez-nous. On est jeunes et on joue dans le lac en toute liberté. » C’était nul. C’était tellement nul. Il y avait même des algues partout. C’était dégoûtant.

Latino-Review : J’ai regardé cette scène, en effet, et on aurait dit que vous étiez toutes vraiment en train de vous amuser. Mais maintenant je me dis que ça n’a pas dû être si amusant que ça.

Adelaide Kane : On était tellement pitoyables. Mais voilà. Encore des points à ajouter à notre incroyable performance. [Rires]

Latino-Review : Évidemment.

Adelaide Kane : On était pitoyables et gelées. On avait toutes peur d’attraper la pneumonie. [Rires]

Latino-Review : C’est un film d’horreur, voire même un slasher. À chaque fois que je regarde ce genre de films, je remarque que les personnages courent toujours vers les endroits les plus idiots. Et ton personnage court se cacher dans une remise. C’est de loin le dernier endroit où je serais allée me cacher.

Adelaide Kane : Oui, on aurait tendance à mettre quelque chose de solide entre nous comme une porte par exemple. Ces personnages courent, courent, courent et courent. Ils ne pensent pas vraiment à ceux qui les attaquent et ne pensent pas à mettre des obstacles entre eux et ceux qui essaient de les tuer. Donc ça conforte les victimes, mais ça n’est peut-être pas la meilleure façon de rester en vie. Une remise… ouais. [Rires]

Latino-Review : Pour conclure, peux-tu me parler de tes futurs projets personnels ?

Adelaide Kane : Pour le moment j’attends juste que ce film sorte et c’est très excitant. Nous sommes sur le point de lancer la saison deux de “Reign”. Maintenant que je travaille sur cette série, je n’ai pas vraiment le temps pour d’autres projets. Ça craint, mais je suis quand même en train d’étudier deux scripts pendant ce hiatus. Donc, avec un peu de chance, j’aurais quelque chose d’autre que la série l’année prochaine.

Latino-Review : Plus de films d’horreur pour toi alors ?

Adelaide Kane : Je ne dirais pas non. Mais pas pour le moment malheureusement. J’ai assez de charcutage et de massacre dans ma vie pour le moment, sauf quand je prépare le dîner. (Adelaide sous-entend que sa cuisine se transforme en scène de crime quand elle cuisine ^.^)

Latino-Review : Une dernière question, amusante cette fois-ci. Si tu étais pourchassée par un tueur maniaque, quelle serait selon toi le meilleur endroit pour se cacher ?

Adelaide Kane : Le commissariat de police ? [Rires] J’irais immédiatement voir la police. Ou les secours les plus proches. Un débit de boissons est probablement l’endroit le plus sûr. On sait d’avance que ces gens ont des revolvers cachés derrière le comptoir. Vous savez que j’ai raison. Ça serait l’endroit le plus sûr pour se cacher. Donc s’il n’y a pas de commissariat de police à proximité, c’est le débit de boissons. On est sûrs d’y trouver des armes.

Latino-Review : Super. C’est un excellent conseil. Merci pour cette conversation et bonne chance pour la suite de ta carrière.

Adelaide Kane : Oh merci. Bon weekend !

Interview / TraductionMerci de nous créditer en cas d’emprunt.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *